Isahit, la start up du travail pour tous.

Aujourd’hui on s’intéresse à la startup Isahit.

C’est le retour du salon Vivatech 2017, qui accueille cette année près de 5000 startup natives de tous les secteurs d’activités possibles.

L’objectif de viva tech ? Présenter l’innovation technologique dans sa globalité.

Cette deuxième édition a pu accueillir près de 60.000 personnes ce mois de juin dernier.

Un mois après, nous nous souvenons de ce salon et de ses startup aux idées innovantes que nous souhaitons vous faire découvrir :

Fondé en 2016 par Philippe Coup-Jambet et  Isabelle Mashola (ancienne directrice des systèmes informatiques de Publicis), Isahit consacre son activité aux personnes économiquement défavorisées des pays en développement.

« Nous pensons que la technologie peut œuvrer en faveur du social », affirme la co-fondatrice.

 

Comment est né le projet ?

Après avoir quitté Publicis, la fondatrice se rend au Cameroun où elle voit de ses propres yeux la misère qui y règne. Elle analyse dans un premier temps la situation économique des pays en développement et observe que des millions d’Africains vivent sous le seuil d’extrême pauvreté avec un revenu journalier d’1,90 dollar et que la majorité de ces personnes sont des femmes.

Préalablement engagée depuis sept ans dans la cause féminine, elle décide de créer une plate-forme socialement responsable mettant en relation des femmes défavorisées des pays d’Afrique francophones avec des entreprises françaises.

 

L’objectif : Compléter leur revenu d’au moins 20 dollars par jour grâce aux services rendus aux entreprises, et les faire évoluer professionnellement.

 

Comment fonctionne cette plate-forme ?

Cette application propose des offres de mini-jobs dans le secteur de l’informatique,  adressés aux mères et sœurs de familles nombreuses et pauvres du continent africain. Chaque femme est payée en fonction de la mission réalisée et peut ainsi augmenter ses revenus.

Mais attention, il ne s’agit pas de distribuer des missions à tout va. Isahit tient non seulement à proposer des activités informatiques à ces femmes mais également de les suivre sur le long terme.

Elle fait ainsi en sorte de choisir avec soin ses  “salariés” qu’elle suivra par la suite dans leur parcours professionnel, le financement de projet.

Pour les femmes ne possédant pas de matériel de travail, Isahit peut leur mettre à disposition smartphone, tablettes, connexion internet.

 

Jacky, Cameroun, Yaoundé, travaille à mi-temps pour Isahit

 

Quelles missions réalisent ces femmes?

L’application propose plusieurs types de tâches que les entreprises concernées souhaitent délocaliser (modération des commentaires sur internet, standardisation de la présentation de numéros de téléphone sur des fiches clients,  description d’images par des mots pour les indexer).

 

Isahit participe donc au relancement de l’économie du continent africain. Ce concept nous rappelle le micro crédit, qui permet aux personnes les plus défavorisées d’accéder à des prêts de faible montant, ne pouvant accéder aux prêts bancaires classiques. Cela permet tout comme Isahit de concrétiser des projets, et de favoriser l’activité et la création de richesses pour des personnes n’en ayant pas les moyens.

Le continent africain c’est grand.. quels pays sont concernés par Isahit ?

Pour le moment, Isabelle Mashola recrute au Cameroun, au Burkina Faso, au Congo, au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Elle compte viser à l’avenir l’Afrique anglophone.

La co-fondratrice d’Isahit présentant les zones d’intervention de son activité

 

 

Isahit aujourd’hui ça donne quoi ?

Jusque-là, Isahit compte trente trois femmes dans sa communauté. L’argent gagné sur la plate-forme grâce à la réalisation des missions leur permettra de financer leur projet professionnel par la suite.

Aujourd’hui finaliste du Positive Impact Challenge, la startup espère que sa plate-forme agira activement en faveur de la pauvreté et deviendra un réel acteur social mondial.

Isahit possède déjà plusieurs partenaires concernés par son activité comme des Fab-lab, permettant aux femmes inscrites sur cette plate-forme d’obtenir un espace de travail.

 

L’entreprise compte néanmoins s’attaquer aux plus grands clients ayant des intêrets en Afrique. Déjà en contact avec des entreprises, la fondatrice espère les convaincre de rejoindre ce projet social.

 

On estime aujourd’hui  à 10.000,  le nombre de femmes  qui obtiendront un complément de revenu grâce à cette application.

 

Une startup porteuse d’avenir !

 

Nous trouvons ce projet génial, et sommes avec vous !

 

À bientôt chez Cool&Workers!

Espace de #coworking où règne le #BonheurAuTravail